Crépuscule Tropical

Paré de ses plus belles teintes Le crépuscule vous souhaite La bienvenue au zénith # Lieu d'évasion, Lieu de débats

Bourges, un Jour de Printemps

J’ai rêvé.
Il m’aurait appelé.
" _ Viens ce week-end. Viens participer à la fête.
_ Aucun problème. Je peux arriver vers quelle heure ? "

Le train arriva. Je descendais discrètement.
L’agent ne m’avait pas repéré. Pourquoi lui donner du travail ?

La journée était bien entamée. Il était en retard.
Je sortis de la gare.
Un air de printemps m’accueillait. J'ouvris grand les poumons.
Je ravivais mon regard éprouvé par le voyage.

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Il arriva par surprise. Je reçus une tape dans le dos.
" _ Tu fis un bon voyage ?
_ Bof, il se déroula sans heurts. "

Ce qui n’aura pas été le cas pour tout le monde.
Mais tout le monde n’avait pas raté son train !

" _ Tu montes sur le vélo ?
_ Oui, mais il est où le second ?
_ Nulle part.
_ Alors fais-moi de la place ! "

Nous arrivâmes dix minutes plus tard à la maison.
La Maison du Peuple recevait quelques hôtes de plus.
Le temps des bises passa très vite. Le temps du repos aussi.
Le Printemps nous appelait avec insistance.

Nous parcourûmes la ville ravis par le décor.

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Nous nous arrêtions devant tout artiste à l'oeuvre.
Celui-ci jouant d’un instrument ; celui-là jouant avec le feu.
A chaque fois nous prîmes le temps d’écouter, voir, applaudir.

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La nuit venue, l’on pouvait entendre gémir les lits :
Leurs hôtes s’étaient concertés ; ils iraient au concert.

Cela faisait une heure que la sono s’était mise en branle.
Nous pénétrâmes sous la tente ; une lumière aveuglante nous reçut.

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La foule déchaînée vibrait sur une musique électrique.
Nous nous rapprochâmes de la scène peu à peu.
Plus on s’avançait, plus l’ambiance s’électrisait.

La sueur coulait à flot. Les corps se frottaient à outrance.
Sur nos têtes s’élevait l’Artiste.

bourgesconcert8

Des cris sourds ; des cris aigus emplissaient la salle.
Les esprits se vidèrent de tout hormis le rythme de la musique.

Puis ce fut le silence. Les basses ne grondaient plus.
La salle se vida.

Mais le spectacle continuait à quelques pas de là.
La file d’attente s’allongeait. Pourquoi donc tant de cohue ?
Il sortait.
«  _ Salut c’est Jack.
_ Bonsoir Monsieur le Ministre ! »

Il disparut.
Nous rebroussâmes chemin.
Le lit retrouva le sourire à mon contact.
Il me pardonna le jeu de devinettes que mon équipe perdit.

Les Berruyers kidnappeurs laissèrent là leur victime.
Le jour se leva trois heures plus tard.

Le train était bondé ;
La bonne humeur y abondait.

Paris me prit…

Posté par CrepusculeIndien à 21:53 - 1 - AU QUOTIDIEN - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

héhé

bah dite donc c'est pas mal tt ça, je viendré piké des truc moi lool

Posté par mogné, 02 mai 2006 à 23:53

Don

Mogné >> Content que tu aies apprécié ;-)

"Piquer des trucs" ? pourquoi ?
Ce qui est mien est tien. Prends le meilleur et laisse-moi le reste !

J'espère te revoir bientôt !!!

Posté par CrepusculeIndien, 03 mai 2006 à 20:16

Et tous les ans

Reviens le Printemps et ses Bourgeons sous le soleil blanc

Place au beau !

Posté par Claire, 07 juin 2006 à 00:21

Et tous les ans

Les Berruyers d'un jour
Sur un banc
Se jouent des tours

Boss sur la place !

;-)

Posté par CrepusculeIndien, 19 juin 2006 à 21:36

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