11 avril 2007
Dans le silence des prairies

Le vert printanier rejaillit.
Les arbres jadis dénudés
Adressent leur salut au Ciel.
Dans le silence des prairies
Vois ce temps enfin déridé !
Tes pas résonnent dans la ruelle.
10 mars 2007
Sous le vent - les éoliennes
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Quand survient une rafale Qui la tord qui l'ébranle Que s'emballent ses pales Quelle puissance au final |
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| Dès que le vent soufflera, l'éolienne repartira... | ||||
| (patientez quelques secondes que le morceau se lance...) | ||||
11 février 2007
Voyage au Crépuscule

Il marchait paisiblement sur le bord de mer.
Ses pas moulaient le sable mou à leur image
Sous les vagues dressées contre le rivage.
Il était à cheval entre terre et mer.
Il voyait se hâter, la fuite solaire
Quand naquit le désir de poursuite :
Le Coucher souffrirait-il une escorte ?
De l’horizon vint l’acquiescement.
Il n'avait qu'à faire le grand saut.
Seulement s’il pouvait marcher sur l'eau !
Sitôt qu’il arrêta son choix
Du ciel s'éleva une voix:
_Où vas-tu Lumière Vermeille ?
_ Je m'en vais quérir Soleil.
Et la voie s'ouvrit
Départ imminent
Bienvenue à bord
26 mai 2006
De la solitude
Pour le Solitaire, il s'agit de savoir que faire de sa solitude dans les moments de joie
_ Je prendrai donc
un billet pour la prochaine s’il vous plaît. »
Que faire pour tuer le temps ? Pourquoi ne pas
découvrir le quartier ?
Les petites rues, l’Eglise, le square, une
crêperie.
Le téléphone sonna. C’était mon Ventre.
Je fis demi-tour. Je
m’insérai dans la queue.
En ce jour de l’Ascension, les Parisiens sont souriants.
Une
discussion s’engage entre gens affamés.
Il eut cette question : « et
tu vas tout seul au ciné ? »
Je me retournai : personne. Elle
était bien pour moi ; elle m’a pris de court.
J’aurais dû expliquer que c’était pour célébrer à minuit
l’éclosion d’un lys.
Je réfléchissais encore à une réponse lorsqu’ils eurent
leurs crêpes et qu’ils s’en allèrent.
Dans le métro qui me ramenait vers ma Solitude, je repensais
à ce constat de cet Inconnu.
Je me disais que finalement ça m’était égal
d’aller seul au cinoche.
Tant pis s’il faut faire la queue les yeux plongés dans un
boukin
– The Marching Season, Daniel Silva.
Tant pis si les bancs des squares
sont trop grands pour une personne.
Tant pis si au milieu de la piste le
danseur manque de partenaire.
Tant pis si au restaurant le client commande un
seul verre de champagne.
Tant pis si le vacancier demande une Formule Céliba à
l’Agence de voyages.
Tant pis si dans ses moments de tristesse, le Mal-heureux
Trouve refuge sur une plage déserte au crépuscule.
Tant pis si au quotidien le
Solitaire se tient des monologues interminables.
Tant pis si le Bien-heureux garde
bien au chaud sa joie infinie.
…
Euh, non ! En ce qui concerne les moments de joie,
Je
les trouve encore plus intenses lorsque partagés.
Cher Lecteur, cher Lectrice, c'est en un jour semblable que je naquis.
Cher Lecteur, chère Lectrice, daigne que je te confie
Ce message à porter au bout de la Nuit :
" Sa Majesté
impériale, Maître des fins et des débuts de jour,
Cherche compagn(i)e pour partage
d’instants hauts en couleur.
Signé le Crépuscule, en teintes et en
éclats. "
16 mai 2006
Nuit éternelle 4 - en retard
Nuit éternelle 3 - un océan de désespoir continuel
.
.
.
.
Je cherche une échappatoire.
Une porte de sortie ; la délivrance.
Aucune issue possible.
C’est un combat sans suspense qui se
déroule
A la lumière de ma conscience impuissante.
L’aide ne pourra venir que
d’ici-bas.
Un élan de vie inouï ;
De ceux qui viennent du plus
profond de soi.
Il est en retard.
15 mai 2006
Nuit éternelle 3 - un océan de désespoir continuel
Nuit éternelle 2 - soldat de l'ombre
Nuit éternelle 4 - en retard
Il se fait tard. C’est la fin d’une journée une fois
encore trop courte. C’est le moment de chercher le
repos. Les nerfs se relâchent ; l’esprit
se détend. Mon visage apaisé ne pense qu’à se
frotter sur le doux moelleux de l’oreiller. Quelle belle nuit en perspective ! C’était sans compter sur l’ombre de
moi-même ; toujours à l’affût, le Roi des
Ténèbres reparaît à la première occasion.
Adieu belle espérance de quiétude. Rester sur le qui-vive n’est pas
une option mais un devoir. Veiller au bon déroulement de la
nuit telle est ma prérogative. Une veillée de plus à mon actif,
une de moins dans cette vie. Un océan de désespoir continuel.
19 mars 2006
La Révolte

Regard perdu dans
Le fond de tes yeux,
Il se dit maudit
Par le Père des Cieux
Lui tenant à distance
D’un joyau sublime

Pour se consoler de ce
Cruel châtiment, il s’offre
Tout entier à l’ivresse
De ses sens, guettant
Un signe du Crépuscule
Une échappatoire enfin
10 janvier 2006
Genèse du Monde / L'appel de la Nuit
Depuis quand dormais-je ?
Qu’est-ce qui m’a réveillé ?
Pourquoi me suis-je levé ?
A vrai dire peu m’importe.
Maintenant que ma conscience est alerte
Les sirènes peuvent ne plus retentir
La maison est bien gardée.
Ce furent des mots.
Je fus sorti de mon sommeil par un fracas de lettres
Elles n’arrivaient pas à s’ordonner
Elles ne voulaient pas exprimer la même vérité
Il fallait pourtant statuer
Rien de plus terrible que le Néant
Alors elles se sont concertées
Il en sortit le Chaos.
Etat peu enviable
Mais c’est mieux que Rien
C’est déjà un début
Ce fut un déluge de lumière.
Je fus sorti de mon sommeil par des ondes affolées
Elles n’arrivaient pas à se mettre en phase
Elles ne voulaient pas éclairer les mêmes consciences
Il fallait pourtant s’accorder
Rien de pire que l’ignorance
Alors elles se sont confondues
Il en jaillit les Lumières
De par leur source Lumières étaient attirées par le Chaos
Un beau jour, alors qu’elles erraient dans le vide interstellaire
Elles croisèrent cet autre irrésistible
De leur union, vient l’Univers
Le déplacement éclair de cette entité
Sa capacité d’auto-expansion lui conférèrent
Des propriétés d’attraction inouïes
Le Doute l’ignorait sans doute
Car faute de rester vigilent aux assauts de l’Univers
Il se retrouva prit dans ses filets
Pour se venger de cette attaque
Il décida d’infiltrer tous les recoins de cette immensité
Bouleversant totalement le cours naturel des choses
De là naquit le Monde
m-AB




