Chose inhabituelle en début de soirée : les allées du 2ème niveau de la Gare du Nord sont silencieuses et désespérément vides. Pourtant, à cette heure-ci, les gens rentrent tous du boulot. On se bouscule. On s'ignore. Là, les voyageurs clairsemés ont le pas lent. Et puis, ils ont un air inhabituel lui aussi. Ils sont moins pensifs. Ils prêtent plus attention à ce qui se passe, à ceux qui passent. Sauf exceptions qui confirment la règle.
Au milieu de ce désert, des hommes équipés de talkies-walkies et/ou de téléphones cellulaires très occupés à "talker-walker". Le temps des rapports ??? Ils se sentent obligés de parler tout bas de peur qu'on ne les entende. Car en cette soirée d'échauffourées, même le bruit des oiseaux picorant sur le carrelage de la Gare du Nord est perceptible à 5 mètres. Ils ont de la veine, ces sacrés oiseaux. Une nuit durant à ne pas être importunés par les Noctambules de la Capitale, ni par de la racaille, ni par de l'anti-racaille.
Jour d'émeutes à Paris Gare du Nord 1 - "les faits"
De l'après-midi jusque tard dans la nuit, Gare du Nord - Paris Xème,
près de 300 usagers des transports en commun parisiens (RATP) ont fait face aux forces de l'ordre se
livrant par la même occasion à des actes de dégradation dans l'enceinte de la
gare. Plongée au coeur des évènements du 27 mars 2007.
A L'ORIGINE UN CONTRÔLE DE TITRE DE TRANSPORT
Selon la RATP qui s'occupe du réseau de transport en commun
parisien, un individu sans ticket de transport (on apprendra du Ministre de
l'Intérieur M. Baroin qu'il avait 33 ans) a eu un comportement agressif vis à
vis des agents de la RATP. Le voyageur aurait tenté de donner un coup de tête à
l'un des agents. Il a blessé un d'entre eux au cours de l'altercation. Ces
derniers font appel à une patrouille de gendarmes dans les environs. Ils
remettent l'individu aux forces de l'ordre.
LES FORCES DE L'ORDRE EN ACTION
Les gendarmes amènent le fraudeur dans un local RATP suivis
par une foule de voyageurs qui avait déjà assisté au contrôle de titre de
transport. La scène attire la curiosité d'autres passants et la tension montant,
des individus ont pris à partie les forces de l'ordre. Il s'en est suivi le
saccage de la gare par des gens que la préfecture qualifie d'habitués des lieux.
Voilà pour la version post-échauffourées.
Je me fais rare. Période de transition. Quand j'aurais mon nouveau chez-moi... je reviendrai/redeviendrai plus fidèle.
Chers amis de la blogosphère, je ne vous oublie pas. Le crépuscule délogé du firmament espère retrouver demeure au plus tôt. En attendant, les tropiques resteront sans éclat ;-)
A bientôt.
28 juin 2006
Dans le métro 3 - pour un baiser
Lui, les mains posées sur sa hanche Elle, une main sur son coup, un bouquet de roses dans l'autre Ils s'embrassaient sur le seuil de la porte
Tandis qu'ils se faisaient dévisager, bousculer La sirène retentit : départ imminent
Oui c’est six mois après que je complète l’article ! Je disais que les oiseaux m’avaient réveillé… Je vous mets ici un extrait de leurs paroles. Tendez l’oreille…
m-AB
19 mai 2006
Honneur et patrie
Le 19 mai 1802, Napoléon Bonaparte créait le plus élevé des ordres nationaux français : la Légion d'honneur.
11 mai 2006
Bob Marley - Hommage à la Légende du reggae
"Redemption Song"
Old pirates yes they rob I Sold I to the merchant ships Minutes after they took I from the Bottom less pit But my hand was made strong By the hand of the almighty We forward in this generation triumphantly All I ever had is songs of freedom Won't you help to sing these songs of freedom Cause all I ever had redemption songs, redemption songs
Emancipate yourselves from mental slavery None but ourselves can free our minds Have no fear for atomic energy Cause none of them can stop the time How long shall they kill our prophets While we stand aside and look Some say it's just a part of it We've got to fulfill the book
Won't you help to sing, these songs of freedom Cause all I ever had, redemption songs, Redemption songs, redemption songs
Emancipate yourselves from mental slavery None but ourselves can free our minds Have no fear for atomic energy Cause none of them can stop the time How long shall they kill our prophets While we stand aside and look Yes some say it's just part of it We've got to fulfill the book
Won't you help to sing, these songs of freedom Cause all I ever had, redemption songs All I ever had, redemption songs These songs of freedom, songs of freedom
6 février 1945, St-Ann, Jamaïque 11 mai 1981, Miami, Etats-Unis
Bob Marley
05 mai 2006
Jour de pluie
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30 avril 2006
Bourges, un Jour de Printemps
J’ai rêvé. Il m’aurait appelé. " _ Viens ce week-end. Viens participer à la fête. _ Aucun problème. Je peux arriver vers quelle heure ? "
Le train arriva. Je descendais discrètement. L’agent ne m’avait pas repéré. Pourquoi lui donner du travail ?
La journée était bien entamée. Il était en retard. Je sortis de la gare. Un air de printemps m’accueillait. J'ouvris grand les poumons. Je ravivais mon regard éprouvé par le voyage.
Il arriva par surprise. Je reçus une tape dans le dos. " _ Tu fis un bon voyage ? _ Bof, il se déroula sans heurts. "
Ce qui n’aura pas été le cas pour tout le monde. Mais tout le monde n’avait pas raté son train !
" _ Tu montes sur le vélo ? _ Oui, mais il est où le second ? _ Nulle part. _ Alors fais-moi de la place ! "
Nous arrivâmes dix minutes plus tard à la maison. La Maison du Peuple recevait quelques hôtes de plus. Le temps des bises passa très vite. Le temps du repos aussi. Le Printemps nous appelait avec insistance.
Nous parcourûmes la ville ravis par le décor.
Nous nous arrêtions devant tout artiste à l'oeuvre. Celui-ci jouant d’un instrument ; celui-là jouant avec le feu. A chaque fois nous prîmes le temps d’écouter, voir, applaudir.
La nuit venue, l’on pouvait entendre gémir les lits : Leurs hôtes s’étaient concertés ; ils iraient au concert.
Cela faisait une heure que la sono s’était mise en branle. Nous pénétrâmes sous la tente ; une lumière aveuglante nous reçut.
La foule déchaînée vibrait sur une musique électrique. Nous nous rapprochâmes de la scène peu à peu. Plus on s’avançait, plus l’ambiance s’électrisait.
La sueur coulait à flot. Les corps se frottaient à outrance. Sur nos têtes s’élevait l’Artiste.
Des cris sourds ; des cris aigus emplissaient la salle. Les esprits se vidèrent de tout hormis le rythme de la musique.
Puis ce fut le silence. Les basses ne grondaient plus. La salle se vida.
Mais le spectacle continuait à quelques pas de là. La file d’attente s’allongeait. Pourquoi donc tant de cohue ? Il sortait. « _ Salut c’est Jack. _ Bonsoir Monsieur le Ministre ! »
Il disparut. Nous rebroussâmes chemin. Le lit retrouva le sourire à mon contact. Il me pardonna le jeu de devinettes que mon équipe perdit.
Les Berruyers kidnappeurs laissèrent là leur victime. Le jour se leva trois heures plus tard.
Le train était bondé ; La bonne humeur y abondait.